Chapitre 8
Les thermiques
Une bulle d’air chauffée par le sol qui se détache et monte : deviner où elle naît, où le vent l’emporte et quand elle s’éteint.
L’essentiel en deux minutes
- Un thermique naît d’une source plus chaude que son voisinage (sol sec, sombre, bien exposé : éboulis, village, champ moissonné) et d’un déclencheur qui décolle la nappe chaude (rupture de pente, crête, lisière).
- Il part en bulles ou en colonne ; il a un cœur (3 à 4 m/s par bonne journée), des bords et une couronne de descendance (−1 à −2 m/s) ; il est le plus fort au milieu de la couche convective.
- Le vent le couche : on le cherche sous le vent de sa source et au vent de son nuage (montée à 2 m/s dans 18 km/h : 2,5 km de dérive par 1 000 m).
- Un cumulus vit 15 à 30 min : allez vers les nuages qui naissent (contours nets, base plate), fuyez ceux qui s’effilochent.
- Rues de nuages (écart de 2 à 3 fois l’épaisseur de la couche) et convergences organisent les ascendances sur des kilomètres ; les convergences sont aussi le berceau des premiers orages.
- La bonne face suit le soleil avec une à deux heures de retard : est le matin, sud en début d’après-midi, ouest le soir ; le soir, forêts et faces ouest restituent (0,5 à 1 m/s, air lisse).
- Centrer : décaler son cercle vers le côté fort. Transiter : partir haut, accélérer dans ce qui descend, ralentir dans ce qui monte, garder un atterrissage à portée (finesse 8 à 9 en air calme, bien moins contre le vent).
- Pour le randonneur : partir tôt, regarder la croissance des cumulus toutes les demi-heures, avancer le demi-tour quand ils bourgeonnent avant 11 h.