Chapitre 10

La prévision opérationnelle

Quels outils, dans quel ordre, avec quelle confiance : la méthode de la veille au déco.

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L’essentiel en deux minutes

  1. Un modèle calcule des boîtes ; plus la maille est fine, plus le relief est fidèle : AROME (1,3 km) et ICON-D2 (2 km) la veille, ECMWF (9 km) et les ensembles pour la tendance.
  2. Un modèle ne décrit correctement que ce qui mesure au moins 5 à 8 fois sa maille : thermiques, brises de pente et rotors échappent à tous ; le vent sur les crêtes est sous-estimé, les inversions de vallée mal placées.
  3. Chaque paramètre a sa portée : situation générale à cinq jours, vent en altitude à deux ou trois, plafond à un ou deux, orage le jour même, en probabilité.
  4. Ensembles (30 à 50 membres) et comparaison de modèles mesurent l’incertitude : le désaccord est une information, et l’on retient le scénario le plus défavorable pour ses marges.
  5. L’entonnoir : J-3 la fenêtre, J-1 le site et l’heure, le matin le contrôle prévu / mesuré, au déco le ciel ; cinq questions avant de décoller, un seul « oui » suffit à renoncer.
  6. Lire une balise : la direction dit qui commande, l’écart moyenne-rafales dit la nature de l’air (10 à 15 km/h et plus : turbulent), la tendance compte plus que la valeur, l’emplacement fait tout.
  7. Si la balise s’écarte de la prévision à 10 h (10 km/h ou 45° et plus), la prévision de l’après-midi est suspecte.
  8. En rando : bulletin montagne, isotherme 0 °C (3 500 à 4 500 m l’été, 2 000 à 2 500 derrière un front froid), heure de l’orage, puis heure de demi-tour et plan B fixés avant de partir ; et un carnet prévu / constaté pour se caler.

Quiz : 12 questions